Des vampires, un hôpital psychiatrique avec des expériences bizarre et des humaines miraculés.
 
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 Pile je meurs, face tu me bouffes...

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┼Sang versé : 94
┼Mon arriver en enfer : 30/08/2011
┼Age : 33
┼Localisation : Ça ne vous regarde pas!
┼Emploie/Loisir : Traquer les démonds
┼Humeur : Très confuse
┼ god of your destiny ┼

L'antre de ma vie
Ton Groupe: Les chasseurs
Libre pour un rp?: Open
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MessageSujet: Pile je meurs, face tu me bouffes...    Lun 19 Sep - 21:17

Il faisait noir, trop noir. Si elle étendait son bras complètement, Lexis ne voyait même plus sa main. Elle s'était enfoncée dans cette ruelle sans vraiment réfléchir. La grande noirceur des lieux contrastaient drastiquement avec la lumière, un peu plus tôt, du casino. Elle y était entrée, parée dans une longue robe gris feutré de soirée fendue jusqu'au haut de sa cuisse et mettant en valeur son corps superbe sans toutefois dévoiler son dos zébré de cicatrices. Les vampires aimaient la luxure, elle leurs en donnerait! Elle avait avancé d'un pas langoureux, faisant mine de se demander sur quelle machine elle irait jouer. Pendant un instant, ainsi habillée et avec cette démarche féline, on aurait presque été porté à croire qu'elle était l'une des leurs. Seulement, l'odeur qu'elle dégageait la rendait typiquement humaine. Et surtout, un regard avisé pouvait bien remarquer le battement du sang qui passait dans sa jugulaire. Son pouls était régulier quoi qu'un peu rapide à cause de la montée d'adrénaline. S'arrêtant à une table de Black Jack, elle misa un 20 pour se laisser le temps de faire un tour d'horizon. Ses yeux croisèrent ceux de sa proie, ou peut-être était-elle la sienne... Enfin. L'homme la regardait avec des yeux de fauves d'un jaune ambré frappant. Lexis ne pourrait dire combien de temps il s'amusa à la dévisager ainsi, mais elle su qu'il était un monstre juste à la manière dont il s'attardait sur ses bras, son cou. Un homme normal aurait sans nul doute plongé son regard dans son décolleté.

Zute, elle venait de perdre. Tant pis, il était temps de passer aux choses sérieuses. Elle se retourna dans la direction de l'homme... Disparu. Lentement, elle se leva de son siège, contourna les gens qui s'étaient affublés autour de la table de jeu et prit un ascenseur pour descendre deux étages plus bas, vers la sortie. Elle savait qu'il la suivrait, il avait mordu à l'hameçon. En profitant parce qu'elle était seule pendant la descente, la belle norvégienne embrassa la petite croix qu'elle avait autour du coup, fit sa prière rituelle, ajusta le pieux qu'elle avait caché autour de son autre cuisse, s'attache les cheveux et sorti le deuxième pieux plus petit de son sac à main.

«Ding!» Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent. Lexis contourna l'entrée sur la gauche. Il ne la suivrait pas si elle s'exposait directement devant la façade de l'édifice. Faisant semblant de chercher les toilettes, elle emprunta finalement une porte destinée aux employés de la cuisine. Elle ne prêta pas attention aux protestations des cuisiniers quand ils la virent passer entre leurs pattes. Elle se moquait bien de ces gens-là, ils n'avaient même pas l'air de saisir dans quel genre d'endroit ils travaillaient. Elle eu tout de même une pensée pour leurs âmes. La porte des cuisines débouchait sur une ruelle sombre et très profonde. C'était parfait pour la chasse aux vampires. Elle passa à côté de la grosse poubelle en retenant son souffle et s'enfonça un peu plus loin dans la pénombre. Ça ne prit que quelques secondes. La porte derrière elle grinça et un long frisson lui parcouru l'échine. Il était déjà là. Seulement, quelque chose semblait clocher. Une énergie différente émanait de cet être. Une force peut-être plus grande qu'elle ne l'aurait estimé. Se serait un vrai combat, pas un jeu. Elle devait rester concentrée. Moen lui fit face, n'essayant même pas de cacher son dégoût. Elle les détestait tous.

- T'es belle à croquer chérie...

Le jeu de mots était de très mauvais goût et le vampire essayait probablement de la déstabiliser. C'était raté! Le reste se passa très rapidement. Il ne prit pas la peine d'attendre une réponse de sa part et lui sauta dessus. Lexis eu juste le temps de brandir son pieux et de lui envoyer son pied dans les côtes. Il revint pourtant à la charge, lui lacérant le bras de ses ongles. Le sang se mit à perler et excita davantage le démon qui tenta de la mordre au poignet. La jeune femme le prit par la gorge et lui envoya un bon coup de pieux dans le ventre, ce n'était pas assez haut encore. Cela eu pour effet d'enrager plus qu'autre chose son adversaire qui, se déprenant de son emprise, l'attrapa par la queue de cheval et la traîna plus profondément dans la ruelle sombre. Avec un élan peu retenu, elle lui frappa délibérément la tête contre le mur de béton. Sonnée, elle du prendre un moment avant de reconnecter avec la réalité. Ce qui permis à l'homme de l'enfourcher, déchirant le bas de sa robe jusqu'à sa mi-cuisse.

- Toi et moi, on va s'amuser un peu avant, ma belle.

Oh! non, il n'en était pas question. Subtilement, elle glissa sa main sur le deuxième pieux qui était toujours caché sous le tissu de son habit et poignarda par derrière son adversaire, le ratant de peux. Il émit un son lugubre qui la fit serrer les dents. Les yeux jaunes la fusillèrent du regard et il la gifla de toutes ses forces, lui fendant la lèvre inférieure. Il ne perdit pas de temps et la mordit directement dans le coup, oubliant toutes défenses en goûtant un peu de son sang. Une douleur fulgurante se rabattit dans tout son corps, la faisant halluciner. Prenant le peu de force qui lui restait, la jeune femme lui enfonça solidement le pieux dans le coeur, lui faisant lâcher prise sur sa chaire. Il tomba à la renverse et se fut à elle de se positionner par dessus lui. Tremblante, elle sortie un canif de son décolleté et entrepris de le démembrer. Le couper n'était pas très large, mais il était aiguisé à la perfection. L'homme gesticula encore un moment, elle ne pourrait dire combien de temps dura tout le reste, mais dans sa tête, cela lui parut une éternité. Des points de lumières dansaient devant ses yeux. Elle avait un goût métallique dans la bouche et devait se répéter sans cesse que ce n'était pas le temps de vomir. Elle craqua finalement une allumette qu'elle laissa tomber dans la grosse poubelle de cuisine où elle venait de mettre les morceaux du vampires. Le tout s'embrasa très rapidement. L'adrénaline l'abandonna d'un coup et elle n'eut le temps que de faire quelques pas avant de s'effondrer sur l'asphalte, les cheveux traînant dans une flaque de sang laissée par toutes ses meurtrissures. Un instant, elle vit son frère lui sourire et ça la réconforta, tombant dans un état entre la vie et la mort.

Elle crut pourtant entendre la porte grincer à nouveau. Si elle n'était pas encore morte, elle le serait sans doute maintenant. Les vampires ne chassait pas tout le temps seul...

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┼Mon arriver en enfer : 15/08/2011
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MessageSujet: Re: Pile je meurs, face tu me bouffes...    Jeu 22 Sep - 16:15


La soirée a débutée comme toutes les autres, paperasse à vérifier et signer, clients et associer à saluer et un dernier coup d’œil à l'entreprise avant de foncer au casino. Routine devenant pesante à la longue, car là, au fond de moi, rien ne changeait. Je n'aimais pas avoir de chauffeur, alors c'est moi même qui conduisais ma Maserati (Gran Turismo S). Le seul endroit où je me sentais reposé c'était bien au volent de cette fusée. Mais malheureusement, le temps de route était bien cours à cette vitesse et voilà que j'étais déjà arrivé aux portes de mon palace flamboyant de luxure. Le portier déjà près à récupérer mon bijou, je sortais sans même prendre le temps de le saluer, lassé de ce rituel, lui comme moi l'avions stoppé depuis un moment déjà. Les photographes shootant à tout va le moindre de mes pas, c'est sur le tapis rouge, parmi quelques uns de mes clients les plus hauts placés que je montais les marches vers ma demeure secondaire. Salué respectueusement de tout mes employés, je ne perdais pas de temps à aller voir chacun, tout ça, on en avait l'habitude. J'allais directement à mon bureau très vite rattrapé par le chef de la sécurité qui n'attendait que mon arrivé pour m'annoncer la couleur de la journée passé ainsi que la nuit qui allait suivre. Le regard vague, le ton neutre, j'écoutais son conte rendu, avec une attention typiquement mienne qui donnait l'impression que j'étais ailleurs malgré que je reste au fond attentif, mais cela il le savait, il en avait pris l'habitude lui aussi.

Tout en marchant vers l’ascenseur, il m'expliquait là que le casino battait son plein malgré qu'un homme est tenté de tricher aujourd'hui, les livraisons du matin s'étaient bien passé et le spectacle de demain soir était en préparation et dans les temps. Tout ça m'était tellement égal... Mais ça, il ne pouvait pas le savoir et ne s'en préoccupait pas, seul bien faire son boulot l'intéressait afin de me montrer qu'il était le meilleur. Après un instant pour l'attendre, on montait tout deux dans l'ascenseur afin de rejoindre nos quartier quand soudain mon attention fut détournée. Mes yeux se fixèrent droit tendis que mes oreilles captaient un son lointain qui m'interpelait. Oui... Il y avait quelque chose. Sans attendre ni même m'expliquer, je sortais de l'ascenseur alors que les portes se refermaient, laissant mon chef de sécurité descendre seul sans rien n'y comprendre. Le pas vif, je suivais ce son qui à chaque mètres passé, venait à s’amplifier au creux de mes oreilles. Prenant la direction des cuisines ou tous lâchaient leur fourneaux pour me saluer avec respect. Sans leur prêter attention je continuais mon avancé vers ce son qui m'appelait de plus en plus fort. Parmi toutes ces odeurs de nourriture, une odeur bien spécial vint me faire accélérer le pas, une odeur qui me rendait fou autant que bestial, une odeur que je pouvais capter et reconnaitre d'entre mille. L'odeur si brûlante de ce liquide que mon corps réclamait, celle du sang...

Passant avec fracas la porte de secours qui me menait à l'extérieur, c'est sans tarder qu'après un bref regard dans la ruelle mon attention fut attiré vers le sol ou des traces de sang me menaient un peu plus loin. Quelques pas de faits et voilà que j'arrivais enfin près d'elle... Une femme couchée à terre dans un bain de sang. Près à toute éventualités, je m'approchais d'elle prudemment avant de constater qu'elle se vidait de son sang à une vitesse folle. Si vampire il y avait eut ici, il n'était plus là... Sans perdre de temps, je passais ma main dans son coup afin de le dégager pour mieux analyser sa blessure. La morsure était profonde, je n'avais donc pas d'autres solution que celle que mes pensées criaient. Prenant une grande inspiration, un dernier regard autour, je pris mon poignet pour y mordre un grand coup sec avant de lui coller entre les lèvres afin de la faire boire de mon sang. Je ne pouvais pas la laisser mourir et appeler les secours n'auraient pas changé son destin car pour elle le temps était déjà compté. Après un instant à la forcer à boire, je ne perdis pas de temps pour la prendre dans mes bras et l'emmener dans le casino. L'air surpris, deux de mes gardes vinrent à ma rencontre mais mes ordres furent sans appel ;

- NON ! Laissez je m'en occupe. Ouvrez moi le passage, je la monte dans mes quartiers.

Sans chercher à comprendre d'avantage, ils s’exécutèrent en silence, me faisant passer par derrière là ou les clients ne pouvaient nous voir afin de me faire accéder à nos ascenseurs privés pour qu'enfin je puisse prendre celui qui allait me mener dans mon entre personnelle. Tout en haut de l'immeuble, dans mon propre appartement. Un instant passa et les portes s'ouvrirent enfin pour me laisser entrer cher moi. Un autre garde vint m'ouvrir la porte avant que je ne lui donne le mot d'ordre suivant ;

- Personne n'a le droit d'entrer ici jusqu'à nouvel ordre c'est clair ?

C'est d'un signe de tête qu'il me répondit avant de fermer les portes pour nous laisser enfin seul. Sans perdre de temps mais d'un pas plus tranquille, je me dirigeais vers ma chambre ou délicatement je la posais sur mon lit avant d'aller à la salle de bain afin de trouver de quoi nettoyer ce sang. Je revins près d'elle, commençant doucement à passer ce gant froid dans son cou tout en l'admirant. Elle était belle... La voir ainsi me rappelait de salles souvenir et à quel point encore une fois on pouvait être des monstres... Pour ce que cette créature lui avait fait, encore une fois, je m'en voulais d'encore exister.

_________________




--- I'm the Dark Side of the Moon ---


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MessageSujet: Re: Pile je meurs, face tu me bouffes...    Sam 24 Sep - 1:42

L'eau était profonde et terriblement noir. Au centre du lac, Edvins l'attendait, les bras ouverts pour l'étreindre. Plus elle avançait vers lui, plus Lexis sentait la morsure glaciale de l'eau. Tous ses membres devenaient froids, engourdis. Le ciel était sombre et le vent lui plaquait les cheveux contre le visage. Lorsqu'elle atteignait presque son frère, celui n'était plus au même endroit, se trouvant beaucoup plus loin à sa gauche ou encore derrière elle. Rêvait-elle? Peut-être était-elle morte et en enfer? Non, elle avait servi le bien, elle en était convaincue.

- Edvins... Edvins.


Elle ne l'avait que murmuré. La belle jeune femme ne répétait que ce mot depuis qu'il l'avait trouvée inconsciente dans la ruelle. Elle n'avait eu conscience de rien, seulement qu'on avait voulu lui faire boire quelque chose, elle avait tourné la tête. Pourtant, quelques gouttes du liquide s'étaient bien infiltrées en elle, sournoises. Elle ruisselait de fièvre, délirant dans son comma. Le goût du sang dans sa bouche lui donnant la nausée. Tout son corps était atrocement douloureux et peut-être que consciemment, elle ne voulait pas se réveiller, plus jamais. Sachant que ses maux seraient d'autant plus grands une fois qu'elle aurait les deux yeux grands ouverts. Un instant, Lexis avait conscience de certains bruits, d'une voix masculine et réconfortante et la seconde suivante, le néant, plus rien...

- Mon frère, tu es si beau. J'avais oublié à quel point.

Elle pouvait presque toucher sa joue. Il resplendissait. Un halo de lumière semblait l'encadrer, lui donnant un aspect irréel, spectral. La belle norvégienne lui souriait, les yeux remplis d'eau. Elle l'avait enfin rejoint au centre du lac. Il s'était immobilisé, tenant dans sa main la petite croix d'argent. Le temps s'était suspendus, les gros nuages gris ne bougeaient plus. Ce n'était pas tout à fait le même paysage du temps de son enfance, il y avait quelque chose de différent dans celui-ci. Les bruits, il n'y avait aucun bruit. Aucun son animal, ni même le bruissement des feuilles ou encore le clapotis de l'eau. La seule chose qu'elle entendait était sa propre respiration laborieuse. Sans prévenir, son frère lui prit la main, l'entraînant un peu plus profondément dans le lac. Un petit peu encore et elle était immergée complètement. Il la regarda directement dans les yeux (Yeux tellement pareils aux siens que s'en était frappant.) et dans un signe entendu, lâcha le pendentif à la croix dans les profondeurs des eaux noires. Paniquée, Lexis suivit du regard le scintillement du médaillon et sans réfléchir, plongea pour rattraper l'objet. Elle allait se noyer. Plus elle descendait, plus un bourdonnement assourdissant lui martelait le crâne. Et puis ses poumons se crispèrent et elle suffoqua. Son frère apparu devant ses yeux et disparu une fraction de seconde plus tard. Le pendentif était dans sa main et elle manqua définitivement d'air.


Le réveil fut brutal. Ses paupières s'ouvrirent d'un coup sec et le peu de lumière dans la pièce l'aveugla. Un cri de damné s'éleva de son être. Elle avait relevé la tête dans un espoir vain pour respirer... Elle respirait. Mais l'oxygène semblait lui brûler les poumons et lacérer ses narines et sa gorge. Péniblement, Lexis arriva à déglutir, refermant les yeux pour éviter un contact avec la réalité. Elle sentit pourtant dans sa main un petit objet froid, son pendentif. Dans son délire, elle l'avait sans doute arraché de son cou. Le poids de l'objet la réconforta pourtant et elle le serra davantage. Les yeux clos, elle fit un inventaire de ses blessures. Il y avait son bras qui l'élançait atrocement, ses jambes qui ne semblait plus jamais vouloir la supporter, sa lèvre et le goût persistant du sang dans sa bouche et surtout, cette douleur fulgurante qui la faisait souffrir au niveau du cou. Puis, son cerveau sembla de nouveau vouloir s'activer, ramenant à la surface le souvenir des dernières heures. Le casino, le vampire, le combat, la porte qui grince de nouveau, une voix d'homme... Merde! Où était-elle? Brusquement, elle se releva dans le... Lit? Il lui sembla que sa boîte crânienne allait éclater. S'efforçant d'ouvrir les yeux, elle se sentit trembler des pieds à la tête. La fièvre était toujours là et persistante. Inconsciemment, elle mit une main sur sa jugulaire. Il y avait un bandage, mais elle pouvait sentir le sang qui avait croûté. Ce n'était pas une chambre d'hôpital, mais un loft plutôt luxueux. Il devait être très tard... Ou très tôt avant l'aube car les rideaux étaient tirés et aucune lumière ne semblait vouloir s'infiltrer. Depuis combien de temps dormait-elle? Lexis se sentait étrange, comme désincarnée. Son propre corps ne semblait pas lui appartenir.

Subitement, une envie atroce de vomir lui prit les entrailles. Elle eu juste le temps de pencher la tête à côté du lit pour vomir dans une petite poubelle. Elle cracha également du sang et trouva une boîte de papiers mouchoirs pour s'essuyer les lèvres une fois l'envie passée. Sa robe lui serrait désagréablement la taille et elle l'aurait rapidement enlevée si seulement elle avait su où et avec qui ou quoi elle se trouvait! Repassant son collier autour de son cou, Lexis entreprit de sortir du lit. Ses pieds ne la supportèrent que quelques secondes ou elle se raccrocha à la petite table de chevet, tremblante et ruisselante de sueurs froides. Le bruit d'un robinet résonna dans son oreille et elle se tourna brusquement par réflexe, lâchant par la même occasion le meuble. Encore engourdie comme elle l'était, ça ne prit que quelques secondes avant de voir des étoiles, de manquer d'équilibre et de tomber à côté du lit se prenant la tête entre les deux mains. Il y avait quelqu'un, elle en était consciente et s'efforçait de r'ouvrir les yeux, de se protéger. Ce qu'elle fit. Une vague silhouette approchait et elle se recroquevilla terrorisée d'avoir aussi peu de moyens.

- Qu'est-ce que vous me voulez?

Son ton avait peut-être été trop acerbe. Mais, elle avait la frousse. Durant toute sa vie, la belle chasseuse avait toujours été en pleine possession de ses moyens. C'était l'une des meilleures. Mais aujourd'hui, son égaux avait failli lui coûter la vie. Elle était complètement désorientée et très malade.
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MessageSujet: Re: Pile je meurs, face tu me bouffes...    

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